Editions Wildproject
Comité scientifique
Président : JOHN BAIRD CALLICOTT, philosophe, University of North Texas
CATHERINE LARRERE, philosophe, Paris-1 Sorbonne
RAPHAEL LARRERE, ingénieur agronome, INRA
ALAIN RICHERT, payagiste, Ecole nationale supérieure du paysage
NATHALIE BLANC, géographe, CNRS-Ladyss
JEAN-CLAUDE GENOT, chargé de la protection de la nature, Parc naturel des Vosges du Nord
DAVID ROTHENBERG, philosophe et musicien, NJ Institute of Technology
ROBERT BARBAULT, écologue, directeur du département Écologie au Muséum national d'histoire naturelle
John Baird Callicott, né en 1941, dirige le département de philosophie de l’université North Texas. Président de la Société internationale d’éthique environnementale, il a donné le premier cours d’éthique environnementale en 1971. Principal commentateur de l’écrivain Aldo Leopold, il est mondialement reconnu comme l’un des pères fondateurs de la philosophie de l’écologie.

J. Baird Callicott is University Distinguished Research Professor of Philosophy and formerly Regents Professor of Philosophy at the University of North Texas. He is the co-Editor-in-Chief of the Encyclopedia of Environmental Ethics and Philosophy and author or editor of a score of books and author of dozens of journal articles, encyclopedia articles, and book chapters in environmental philosophy and ethics. Callicott has served the International Society for Environmental Ethics as President and Yale University as Bioethicist-in-Residence, and he has served the UNT Department of Philosophy and Religion Studies as chair. His research goes forward simultaneously on four main fronts: theoretical environmental ethics, comparative environmental ethics and philosophy, the philosophy of ecology and conservation policy, and biocomplexity in the environment, coupled natural and human systems (sponsored by the National Science Foundation). Callicott is perhaps best known as the leading contemporary exponent of Aldo Leopold's land ethic and is currently exploring an Aldo Leopold Earth ethic in response to global climate change. He taught the world's first course in environmental ethics in 1971 at the University of Wisconsin-Stevens Point. His teaching at UNT includes graduate and undergraduate courses in ancient Greek philosophy and ethical theory.

Catherine Larrère est professeur à l'Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne. Spécialiste de philosophie morale et politique, elle s’intéresse aux questions éthiques et politiques liées à la crise environnementale et aux nouvelles technologies - protection de la nature, prévention des risques, développement des biotechnologies.
Elle a publié notamment L'Invention de l'économie. Du droit naturel à la physiocratie (Paris, PUF, 1992) ; Actualité de Montesquieu (Paris, Presses de Sciences PO, 1999) ; Les philosophies de l’environnement (Paris, PUF-collection Philosophies, 1997), Du bon usage de la nature, Pour une philosophie de l’environnement, en collaboration avec Raphaël Larrère (Paris, Aubier, 1997, réed. Paris, Champs Flammarion, 2009) , et co-dirigé les ouvrages suivants : La crise environnementale (en collaboration avec Raphael Larrère,Paris, Editions de l’INRA, 1997), Nature vive (MNHN-Fernand Nathan, 2000).
Né en 1942, Raphaël Larrère est ingénieur agronome. Ancien directeur de recherche à l’Institut National de la Recherche Agronomique en tant que sociologue (INRA), il est actuellement chargé de mission à l’INRA.
Membre du Conseil National de la Protection de la Nature (1986-1994), membre du Conseil scientifique du Parc National de la Vanoise (depuis 1999), Président du Conseil scientifique du Parc National du Mercantour (depuis 2006), membre du Conseil scientifique de Parcs Nationaux de France (depuis 2007), membre du Conseil d’orientation de recherche et de prospective de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux. (depuis 2007), il est également directeur de la collection Sciences en questions des éditions Quæ, et co-responsable, avec François Sigaut, de la collection Natures sociales - coédition Quæ-Maison des Sciences de l'Homme.
Il est entre autres l’auteur de Cueillir la montagne (avec de la Soudière, M.,  Lyon, La Manufacture, 1985) ; de Des hommes et des forêts (avec Nougarède, O.) Gallimard, Découvertes, 1993 ; du Du bon usage de la nature - Pour une philosophie de l'environnement (avec Catherine Larrère, Aubier, 1997, réedition 2009 Champs Flammarion), et d’une Histoire des parcs nationaux – Comment prendre soin de la nature, (avec Lizet, B., Berlan-Darqué) Editions Quae, 2009.
Né en 1947 à Fès (Maroc), Alain Richert est paysagiste. Après des études de médecine, il se consacre  à l’art contemporain (peinture, vidéo et cinéma), puis aux sciences naturelles et à l’art des jardins, avant de devenir paysagiste. Il travaille pour les collectivités et pour les particuliers qui décident l'ouverture au public.
A ce jour, 7 des jardins privés ouverts au public qu’il a conçus ont reçu le label de "Jardin remarquable" : Le Donjon de Ballon dans la Sarthe, Le labyrinthe aux oiseaux ("Les cinq sens") à Yvoire, La Guyonnière  Deux Sèvres, Les Parcs et jardins de Thoiry, Les jardins du château de Mondalazac, Le domaine du Bois Orcan, Le Grand Courtoiseau.
Enseignant depuis 1988 à l’Ecole nationale du paysage de Versailles (ENSP), il explore des méthodes de jardinage  fondées sur l'enrichissement des milieux, en France comme à l'étranger (création de 40 hectares de collines à Thoiry).
Une certaine forme de jardinage devrait actuellement constituer selon Alain Richert la version la plus radicale de l’art contemporain. Il ne s’agit plus de contester la représentation du monde comme le tentaient les cubistes ou autres mouvements des avants gardes du début du XX° siècle, mais bien de proposer une nouvelle manière d’être au monde, et par conséquent la façon d’en représenter le projet.
Nathalie Blanc est directrice de recherche au CNRS (UMR LADYSS 7533) et enseigne l’écologie urbaine à l’université Paris 7. Son apport à la recherche concerne le thème de la nature en ville  (Les animaux et la ville, O. Jacob, 2000), et de l’esthétique environnementale (Vers une esthétique environnementale, Quae, 2008). Un ouvrage intitulé Ecoplasties. Pratiques et pensées de l'art et de l'écologie (co-écrit avec Julie Ramos, maître de conférences à l'université de Paris 1 en histoire de l'art), sortira en 2010.
Elle a participé à de nombreux rapports de recherche parfois en tant que responsable sur la nature et le paysage en ville. Elle a toujours eu à cœur de contribuer à la présence de la géographie auprès d’un public large par une participation fréquente à des émissions de radio ou la presse écrite.
Son activité comporte une dimension artistique, qui croise de plus en plus son travail de recherche. Participations à des expositions, réalisation d’un court métrage (Objet particulier), traduction de poésies américaines, création de l'association LMER (Le monde est rond) pour faire dialoguer poésie et environnement.
La confluence des préoccupations sur la nature en ville et de l’esthétique se concrétise particulièrement en 2009 par la participation à une activité qualifiée d’éco-artistique, la valorisation de la Chartreuse des femmes dans la communauté d’agglomération de Béthune. Elle est suivie d'une activité importante en matière de poésie sociale et sonore (Biennale de la poésie, Val-de-Marne, 2009, collaboration avec l'École des Arts Politiques, Sciences Po Paris).
Jean-Claude Génot est ingénieur écologue, chargé de la protection de la nature au Syndicat de Coopération pour le Parc naturel régional des Vosges du Nord depuis 1982. Il est titulaire d’un doctorat d’écologie de l’université de Bourgogne.
Dans le Parc naturel régional des Vosges du Nord, il travaille principalement sur la protection de la nature intégrée à la gestion forestière. Il participe au programme Homme et Biosphère (MAB) de l'UNESCO et dans ce cadre est responsable d'une coopération scientifique avec les réserves de biosphère de Berezinsky en Belarus et de Kampinoski en Pologne.
Membre des Journalistes-écrivains pour la Nature et l’Ecologie, il a publié récemment « Vivre avec le lynx » et « La nature malade de la gestion ». Il prépare en 2010 une biographie de François Terrasson.
Avec d’autres amoureux de la nature sauvage, il a créé Forêts sauvages, un fonds pour la naturalité des écosystèmes et un bulletin sur la naturalité diffusé sur Internet. http://www.forets-sauvages.fr/
Philosophe et muscien, David Rothenberg est l'auteur d'Arne Naess, Vers l'écologie profonde (1992; Wildproject, 2009 pour la traduction française) et le traducteur/éditeur de la version anglaise d'Arne Naess, Ecologie, communauté et style de vie (1993; MF, 2008 pour la traduction française). Son eouvre compte une dizaine d'ouvrages sur les rapports entre esthétique, technique et écologie, dont Why Birds Sing (qui a donné lieu à un film documentaire pour la BBC), Thousand Mile Song, sur la musiques des baleines, ou encore The Survival of the Beautiful, sur le rôle de la beauté dans l'évolution.
Il est également clarintettiste jazz, et l'auteur de 7 albums.
Il ensigne la philosophie et la musique au NJ Institute of Technology.

"Philosopher and musician David Rothenberg is the author of Why Birds Sing (turned into a feature documentary for the BBC). Rothenberg is also the author of  Hand’s End: Technology and the Limits of Nature, and Always the Mountains.
His most recent book is Thousand Mile Song, about making music with whales. It is accompanied by a new CD, featuring live music together with whales, called Whale Music.
Rothenberg’s music is inspired by the melodies and beats of birds, insects, whales, water, and wind, he blends spontaneous musical inventiveness with a sense of rhythm, exhuberance, and the listening to nature.
As a clarinetist Rothenberg has performed and recorded with Jan Bang, Scanner, Glen Velez, Karl Berger, Peter Gabriel, Ray Phiri, and the Karnataka College of Percussion. He has seven CDs out under his own name, including "On the Cliffs of the Heart," named one of the top ten releases of 1995 by Jazz magazine. His first CD on ECM Records, a duet album with pianist Marilyn Crispell, appears in May 2010.
David Rothenberg is professor of philosophy and music at the New Jersey Institute of Technology.

Robert Barbault, né le 24 janvier 1943 à Paris, est un spécialiste de la biologie des populations et de l'écologie, dont sur la dynamique des populations de vertébrés, et l'organisation des peuplements. C'est un des pionniers en France de l'approche systémique de la biodiversité, avec une volonté d'application en matière de biologie de la conservation.
Professeur à l'Université Paris VI, il dirige l'Institut fédératif d'écologie fondamentale et appliquée qui fédère huit équipes de recherche de l'Université et du Muséum National d'Histoire Naturelle. Membre du Comité Écologie et Gestion du patrimoine Naturel du Ministère de l'Écologie, il est aussi membre de l'UPMC et du CNRS, et directeur du Département Écologie et Gestion de la Biodiversité du Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) de Paris. Il est membre du Conseil Supérieur du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité (CSPNB) depuis 2005.
Il est également directeur de l'École Doctorale Diversité du Vivant et correspondant et président du Comité Français du Programme Man and Biosphère (MAB) ou l'Homme et la Biosphère de l'UNESCO, et il préside le Conseil Scientifique du Cemagref après avoir été Directeur scientifique adjoint du Département des Sciences de la Vie du CNRS.
Il a entre autres publié Des baleines, des bactéries et des hommes (Odile Jacob, 1994), Un éléphant dans un jeu de quilles - L'homme et la biodiversité (Seuil, 2006), Ecologie générale : structure et fonctionnement de la biosphère, Johannesburg 2002. Quels enjeux ? Quelle contribution des scientifiques? (avec A. Cornet, J. Jouzel, G. Mégie, I. Sachs et J. Weber), Pour que la Terre reste humaine (avec N. Hulot et D. Bourg), Que décider ? Comment ? Vers une stratégie nationale de recherche sur la biodiversité pour un développement durable (avec Bernard Chevassus-au-Louis et Patrick Blandin).