Dans l’œil du crocodile

L’humanité comme proie

Val Plumwood

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Dans l’œil du crocodile

L’humanité comme proie

Val Plumwood

Domaine sauvage

septembre 2021

978-2-381140-049

200 pages

20 €

14 × 22 cm
Traduit de l’anglais par Pierre Madelin

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En février 1985, la philosophe écologiste Val Plumwood survécut – contre toute probabilité – à une attaque de crocodile dans le parc national de Kakadu, en Australie.

Aux yeux de Plumwood, qui s’inspire sur ce point des récits mythologiques des Aborigènes australiens et des Égyptiens de l’Antiquité, le crocodile est un trickster, une créature qui juge sévèrement la prétention des êtres humains à s’extraire du cycle de la vie.

Inachevé au moment du décès de l’autrice, ce récit est complété par quatre essais touchant à notre rapport alimentaire au vivant : sur la mort d’un wombat, sur l’ontologie végane, sur le film Babe : le cochon devenu berger, et sur la vie dans nos cimetières.

Dans l’œil du crocodile n’est pas seulement un récit de survie, c’est aussi une réflexion unique sur le sens de nos vies humaines, de nos combats et de notre mort.

Une grande leçon de vie sur la vulnérabilité et sur la cohabitation.

L’auteur

Val Plumwood (1939-2008) est une philosophe écoféministe. Son oeuvre, constituée de trois livres et de plus de 80 articles, forme une contribution majeure à la philosophie féministe comme à la pensée écologiste.

On en parle

Cette expérience tragique nous fournit un témoignage précieux : celui d’une philosophe à qui un grand prédateur a aimablement rappelé sa condition de biomasse partageable par d’autres.

Baptiste Morizot

Val Plumwood n’était pas seulement une influente théoricienne de l’écologie, elle était également une femme qui vivait sa vie avec audace, suivant des principes personnels mûrement réfléchis, souvent en opposition aux normes dominantes.

Deborah Bird Rose

En liant intimement ses réflexions à son vécu, Val Plumwood ne pouvait que toucher ses lecteurs. Sa contribution à l’écologie déplace les frontières et interroge la place de l’humanité dans une nature à laquelle elle s’obstine à refuser de reconnaître appartenir.

Ernest London, Farenheit 451
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Sommaire

Préface

Introduction de Freya Mathews, Kate Rigby, Deborah Rose

Première partie

  1. Rencontre avec le prédateur
  2. Saison sèche au pays des Pierres
  3. La sagesse de la roche en équilibre : l’univers parallèle et la perspective de la proie

Deuxième partie
4. Une veillée pour un wombat : in memoriam Birubi
5. Babe, le récit de la viande qui parle

Troisième partie
6. Les animaux et l’écologie, pour une meilleure entente
7. Insipide : vers une approche alimentaire de la mort