Créatures de Tchernobyl

L’art de Cornelia Hesse‑Honegger

Hugh Raffles

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Créatures de Tchernobyl

L’art de Cornelia Hesse‑Honegger

Hugh Raffles

Poche

février 2022

978-2-381140-315

96 pages

12 €

11 × 17 cm
Avec 12 illustrations couleur et 9 illustrations N&B
Traduit de l’anglais par Matthieu Dumont

Parution reportée au 2 mars 2022

Attention: une malfaçon s'est glissée dans plusieurs exemplaires de ce livre entre la page 36 et la page 38 (pour des raisons qui ne sont pas liées à la radioactivité). De nouveaux exemplaires sont en cours d'impression. Si votre exemplaire est concerné, nous l'échangerons gracieusement, dès le 2 mars.

« Cornelia a ramassé ce spécimen non loin de la centrale nucléaire de Gundremmingen, dans le sud de l’Allemagne.
Comme la plupart des insectes qu’elle peint, il est déformé. Ici, c’est l’abdomen dont la forme est irrégulière, légèrement plissé sur son flanc droit. Cette difformité apparaît nettement au microscope.
Mais imagine un instant, me dit-elle, l’effet que doit faire une telle altération quand on ne fait qu’un demi-centimètre de long ! »

Ce livre retrace le destin d’une artiste qui a consacré sa vie à témoigner des désastres minuscules.

Images de couverture : Deux insectes déformés collectés à proximité de centrales nucléaires en Suisse. Aquarelles de Cornelia Hesse-Honegger, 1991 et 1995.

L’auteur

Hugh Raffles a grandi à Londres. Il a été conducteur d’ambulance, DJ, régisseur de théâtre, nettoyeur, commis de cuisine. Il vit à New York et enseigne l’anthropologie à The New School. Son œuvre pionnière lui vaut de nombreux prix, en sciences sociales, en écologie et en littérature.

On en parle

« “L’artiste scientifique” s’est fixé une mission : celle de montrer que les radiations même faibles émises pendant de longues périodes par des centrales fonctionnant normalement peuvent avoir des effets négatifs sur les organismes. Un véritable pan de la santé environnementale qui suscite des préoccupations croissantes. Et qui, en plein marasme climatique, trouve un profond écho dans les débats énergétiques internationaux du moment à la faveur d’un retour en grâce du nucléaire. La France n’y échappe pas. »
Aurore Coulaud, Libération, 3 février 2022

« En documentant les difformités d’insectes observés près de sites nucléaires, Cornelia bouscule l’idée selon laquelle seules les fortes irradiations ont de grands effets. […] Une exposition chronique à de faibles doses de radioactivité serait au moins aussi dangereuse qu’une exposition brève à des doses plus élevées. »
Loïc Mangin, Pour la science