La Colère d’une ville

Après l’effondrement, le pouvoir habitant

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La Colère d’une ville

Après l’effondrement, le pouvoir habitant

À partir de Marseille

novembre 2026

978-2-38114-094-0

288 pages

20 €

En librairie le 6 novembre 2026

Le 5 novembre 2018, deux immeubles se sont ­effondrés rue d’Aubagne, au cœur de Marseille, faisant 8 mort· es. Ce drame du mal-logement aurait pu passer sous silence, comme tant d’autres. Il est devenu un point de bifurcation de l’histoire politique et sociale de Marseille, provoquant des mobilisations de masse qui ont contribué à renverser la mairie en place depuis 23 ans. Face à l’indignité des institutions et des bailleurs, il a surtout révélé la puissance d’un pouvoir habitant et son efficacité.

Le mal-logement concerne plus de 4 millions de personnes en France et 12 millions peinent à se loger correctement. Il est difficile de rompre avec la « honte » d’être mal-logé· e, et de se sentir légitime à contester l’hégémonie des pouvoirs publics. Le capitalisme urbain s’immisce dans chaque territoire de façon complexe mais cohérente, et diffuse son mépris de classe comme un mode d’organisation de la cité.

Le militant et sociologue Kevin Bhema Vacher, un des membres et porte-paroles du Collectif du 5 novembre – Noailles en colère, propose ici le récit détaillé du drame, de ses suites judiciaires et de la force politique nouvelle qui en est née. Nourri d’une expérience directe et d’un vaste travail d’enquête complémentaire, ce livre offre à la fois une nouvelle histoire populaire de Marseille, une analyse systémique du mal-logement en France, un regard enthousiaste sur la dignité des quartiers populaires – et un manuel d’organisation collective.

Marseille est un foyer vif de leçons à transmettre pour nos quêtes de justice et d’écologie populaire, pour penser un « pouvoir des gens ».

Sommaire

Préface

Introduction
1 Du 5 au 7 novembre 2018
2 Du drame au fait politique

Première partie : Faire irruption
3 L’irruption populaire
4 L’état de tension, l’État sous tension

Deuxième partie : Sortir la politique de ses murs
5 Retour au n° 65 : anatomie d’une « dernière tranchée »
6 Une crise politique du quotidien
7 De la solidarité à l’expression politique
8 Faire politique par nous-mêmes

Troisième partie : Prendre le pouvoir, mais lequel ?
9 Un bilan de nos luttes : la chute du gaudinisme – et celle du mal-­logement ?
10 Un enjeu stratégique : disputer l’hégémonie
11 Quelques leçons politiques : notre pouvoir est déjà là

Épilogue. Se réparer

Annexes